Diagonale de femme

« Diagonale de femme »

 164 kilomètres et un dénivelé positif de 9920 mètres. Jeudi 20 octobre, ils étaient environ 2500, dont seulement 8 % de femmes, à prendre le départ de la « Diagonale des fous », qui relie Saint-Pierre à Saint-Denis, sur l’île de La Réunion. Nous avons suivi Véronique, 36 ans, chef de projet informatique à la CPAM de Toulouse. Entre passion, ambition et reconversion, récit d’un parcours qui l’a mené à voir des éléphants sur les pentes d’un volcan.

 Avec quel objectif ? Pour quelle raison ? Nous avons suivi quatre d’entre elles, pour partager leur expérience. Rencontre avec ces femmes qui repoussent leurs limites.

 En parallèle de son travail de chef de projet à la CPAM de Toulouse, Véronique, 36 ans, a pris une année de congé sans solde pour passer son diplôme de coach sportif. Il y a 4 ans, après la naissance de sa fille, elle se prend au jeu du trail et se fixe rapidement la Diagonale des fous comme objectif. Un apprentissage en accéléré pour cette passionné de sport qui détestait courir et répétait sans cesse à son mari, lorsqu’elle a commencé la course à pied : « Je ne suis pas capable de courir 10 km en moins d’une heure, j’ai des trop petites jambes. »

Après plus de 44 heures de course, elle a terminé l’un des courses les plus exigeantes du monde. A chaud, difficile de faire le tri dans les émotions qui se bousculent en elle : fierté, regret, épuisement, solitude… Mais une seule conclusion, « plus jamais ça ». Aujourd’hui, quelques semaines après sa course, elle n’exclut pas l’idée de remettre le couvert l’an prochain. Vous avez dit folle ?

Textes : Paul PERIE